Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 12:36

Paris.jpgFolle dame qui m'a donnée naissance, je l'ai quittée encore bébé pour aller rencontrer mon grand amour qu'est la Bretagne. Si bébé que je n'ai pas le souvenir de ces moments passés dans ces entrailles, dont je suis sortie à quatre mois. St Vincent de Paul fut ma toute première chambre, celle dans laquelle j'ai poussé mes premiers cris mais c'est le 14ème arrondissement qui a entendu mes premiers éclats de rire lorsque mon fox terrier me chatouillait les pieds pour me consoler de gros chagrins.

Puis je suis partie. Pas mon fox qui mourra d'avoir quitté la capitale. J'ai retrouvé Paris de temps à autres, lorsque j'allais voir mon parrain et ma marrainne qui vivait toujours à sa porte, à Sèvres. A 12 ans, lors d'un séjour de deux jours dans ma ville de naissance, j'embrassais Notre Dame et Le Sacré Coeur et explorais l'artère égyptienne du Louvre. Je me noyais dans Montmartre sous une chaleur à faire fondre mes tennis, je ris face aux statues humaines qui ne bougeaient que lorsqu'on leur donnait une pièce. Puis je me laissais prendre par la sensualité de ses lumières et de ses nuits. Paris By Night, Paris lumineuse, Paris étoilée. Dernière escale avant départ. Retour en province pour de nombreuses années.

C'est à 19 ans que brièvement, je la retrouvai. Arrivée Montparnasse et départ, trois heures plus tard St Lazare. J'en profite pour apprécier les alentours, la galerie et les rues, mais pour cela je dépose mon énorme et encombrant sac de voyage dans les casiers. Je me sens brusquée par ces personnes très peu aimables qui y travaillent. Puis une femme aux allures d'Esmeralda m'accoste et veut lire gratuitement les lignes de ma main. Naivement j'accepte, puis elle souhaite me libérer d'un "mauvais sort" et bien-sûr pour cela, il faut payer. Je refuse, elle insiste, je reste ferme. Ensuite, la jeune voyageuse solitaire que je suis, rencontre un jeune et nous commençons à discuter. La foule est tout autour, mais le jeune insiste pour s'isoler avec moi, je refuse, ça ne m'intéresse pas. En plus, je souhaite profiter de Paris, et non d'un inconnu dont je me moque et que je commence à craindre. Il s'énerve et me traite de parano. Je récupère mon sac, rejoins la ligne de métro en hâte d'arriver à St Lazare.

 Décembre 2008, je retrouve Paname. Rencontre plus agréable que la précédente. Je voyage désormais léger (un sac à dos pour remplacer l'énorme sac à roulette). Je suis accompagnée de mon parrain pour rencontrer un couple de femmes et leur bout de chou pour la réalisation de mon mémoire. Nous passons devant un magason de bottes. Celles en peau de croco. 3000 euros la paire. Mon parrain rêve, moi j'hallucine. En face, un autre magasin de chaussures plus banales. Promo. 5 euros la paires. Je rigole. Budget "Professeur-e des Universités" d'un côté, budget "étudiant-e" de l'autre. 3000 euros pour avoir deux crocodiles sur les pieds, cela n'était pas vraiment mon monde. Les rues de Paris sont belles et nous profitons d'un restaurant japonais délicieux. Café Beaubourg. Nouvelle surprise. Tous les sièges sont tournés vers l'extérieur comme au cinéma. "Un spécialité parisienne" m'explique mon parain, "pour les célébrités", "pour se faire voir". Trois euros l'expresso, c'est un autre monde. Je rencontre ces femmes, elles parlent cinéma et tournage avec mon parrain. Je me sens toute petite dans ce milieu artiste et select. Nous allons chercher le bout de chou à la maternelle, puis l'une des femmes et moi-même nous isolons dans un café pour mon mémoire. Quatre euros le jus d'orange, je n'ai jamais vu ça. Dixième arrondissement, quartier bourgeois, dans le Marais, quartier "homo". Soirée très agréable et riche en découverte et rencontre. Je rentre à la gare St Lazare, très heureuse, toujours avec cette impression de fossé entre mon monde et celui que je viens de cotoyer.

Février 2010, cette fois-ci, je ne voyage pas seule. Ma meilleure amie est avec moi, nous sommes nées dans le même arrondissement de Paris et cette fois-ci, nous allons dans l'Est de la France. Arrivée Paris Montparnasse, changement une heure et demi plus tard à Paris Est. Bloquée du dos et sous médoc, mon amie est littéralement défoncée et c'est avec fous rires sur fous rires que nous atteignons notre deuxième train. Nous prenons les tikets de métros à bord de notre premier TGV. 1,80 euros au lieu de 1,20... Pas de surprise et cela nous fait gagner du temps. Pas de chance ! Celui de mon amie ne marche pas du premier coup, et composté, il ne peut être validé une seconde fois... Par chance, nous avions les tikets du retour en réserve. Gloups, 1,80 euros qui s'en vont... A Paris Est, nous nous écroulons et je mange un sandwich mais comme je suis très gourmande, je reprendrai un repas deux heures et demi plus tard à Metz. Toujours sous médicaments, mon amie me demande : "On dit "les provinciaux" ? ... (moi) Oui... (elle) Je sais. je disais juste, c'était pas une question" Nouvel éclat de rire des deux voyageuses. Nous nous attardons ensuite dans une boutique souvenir : Boule de neige avec la Tour Effel dedans, Tour Effel en peluche, Tour Effel à aimanter sur le frigo, Tour Effel en porte clef, Tour Effel à la plage, Tour Effel fait du ski, Tour Effel à Paris... Bref, trop de Tours Effel tuent les Tours Effel, mon amie s'achète des News (traduction pour les non-fumeurs qui fréquentent des non-fumeurs : cigarettes blondes) et direction le quai de gare. Là, mon amie se dirige vers un train. Je jette un oeil au panneau des trains à destination de... Pas de voie pour celui de Metz. "Tu vas où ?... Je vais prendre le train... Mais on ne sait pas lequel c'est... Ah oui ! J'avais vu celui-là, j'allais prendre celui-là !" Nouveau fou rire, elle est tout à fait consciente de l'état dans lequel elle est. Puis surprise, elle me confie qu'elle voit toujours le même homme passer dans le même sens devant nous sans jamais avoir l'air de faire demi tour... Bizarre... Quelque chose de terrifiant à Paris comme dans l'Est : des militaires partout !!! Avec treillis, berets rouges et mitraillettes... Nous en avons peur... Et ils sont nombreux... Plan vigipirates ! A bord du train, mon amie s'endort et nous partons vers Metz.

Retour de Metz. Paris Est. Métro ligne 4. Blindé. On attend le suivant. Blindé aussi mais on arrive à rentrer. Je fixe les arrêts pour oublier mon agoraphobie et pour pouvoir respirer. Mon amie donne des coups de talons à un mec qui ne semble plus savoir où poser ses mains. Paris Montparnasse, nous descendons soulagée du métro et réalisons à quel point une habitude quotidienne et vitale dont on ne se rend même plus compte comme RESPIRER devient agréable dans des moments comme celui-là. "Un voyage dans le métro" ou "Dans la peau d'une sardine"... Je me rends compte que contrairement à Rennes, je ne peux pas donner mon tiket de métro à quelqu'un d'autre. Et dis donc ! On n'est pas chez les cocos ici !! Nous attendons dehors, l'arrivée de notre train. Mon amie fume. Et nous concluons que Paris c'est bien en week-end ou en vacances mais pas pour y vivre. 

Par Luella - Publié dans : Carnet de voyages - Communauté : Souvenirs d'hier et d'avant
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 11:48

rachid aous
Cet essai expose des analyses pour que les musulman-es vivant dans un réel misérable et désenchanté retrouvent les chemins de l'espérance. Des solutions sont proposées à cette fin, sans apporter toutes les réponses pour résoudre les problèmes complexes des sociétés arabo-musulmane.Mais, dans l'action au service du bien commun, il y a place pour une parole de verité favorisant l'esprit critique créatif, nessaire pour lever les obstacles empêchant le développement culturel, social et economique de ces sociétés.
Le dogme du coran incrée, source doctrinale de la pensée islamique, est identifié comme l'une des causes majeures du déclin de la civilisation arabo-musulmane, .plusieurs thèmes sont analysés pour dévoiler le lien puissant de civilisation societale entre le dogmatisme islamique et, par exemple, la marginalité des artistes musulmans maghrébins ainsi que le descrédit infligé à la litterature et à la musique specifique du Maghreb, par les gouvernants. Tous les thèmes traités le sont pour démontrer l'influence de ce dogmatisme dans la déclin du monde musulman. Diagnostiquer et nommer de façon prècise ce qui corrompt depuis des siècles les corps sociaux et politique en terres d'Islam c'est se doter d'une force d'analyse sans laquelle on peut concevoir les actions à entreprendre pour mettre fin à la déliquescence des societés musulmanes.


Ce livre comporte 3 grandes parties qui comportent plusieurs chapitres.

Partie1=Elements d'histoire pour une critique du dogmatisme islamique=divisé en 3 chapitres et 2 annexes.
Partie2=comment lutter contre le dogmatisme islamique=diviséen 3 chapitres et 3 annexes.
Partie 4=Pour une pédagogie formatrice d'un esprit éclairé et critique=divisé en 2 chapitres et 3 annexes.

Aux origines du déclin de la civilisation arabo-musulmane
                                    ou
Les sources du sous-développement en terres d'islam


 Auteur: Rachid Aous
Editions:Les patriarches-Dar al-'uns
500pages

Par Luella - Publié dans : Livre - Communauté : Livres
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 15:54

32912-feu-flamme.jpg


Il était une flamme

Amoureuse de moi

Qui s’est approchée et de son amour ma réchauffée

Je l’ai regardé et mes yeux se sont brûlés

Alors je l’ai touchée

Et ses caresses m’ont tuées.

Par Luella - Publié dans : Poème
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 17:01

preview-20final.jpgUn poison coule dans mes veines

Fait souffrir mon coeur et abime mes poumons

Paralyse mon cerveau, et détruit mes entrailles

Pénètre chacune de mes veines et m'envahit toute entière

Me coupe le souffle et m'ote toute vie

Ce poison je le vide d'un seul coup de canif

Mais mon sang coule avec et ma vie s'est enfuie.

 

Ce poison est mon encre

Il nourrit ma plume

Même de sourire

Je ne peux m'expliquer

Il est la mort

Il est ma vie

Coule dans mes veines

Mais en même temps les détruit

Vit en moi

Meurt en moi
Asphyxie

Par Luella - Publié dans : Poème
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 15:32

072-Neige.jpgAu milieu des flocons, une plume s'est cachée
Frissonnant au contact de ses voisins
Elle tombe doucement
Sous le regard émerveillé des Brestois
Pour qui rare est ce temps de neige
Elle tombe doucement
Frissonnante et souriante

Au milieu des flocons, cette plume est tombée
Devant les yeux d'une étudiante, qui retrouve ses joies enfantines
Elle rentre chez elle lentement
Profitant de la neige, profitant des lumières
Et St Martin sous son manteau
Et l'église sous sa robe blanche
Et les bonhommes de neige qui attendent

Qui attendent quoi ? On ne sait pas.
Ils attendent plus de neige ou peut-être le soleil
Les derniers suvivants de ce beau tapis polaire.


Au milieu des flocons, cette plume a glissé
Sur des cheveux vifs et longs qui se réchauffent sous un bonnet
Et qui courent derrière une dame
Une dame qui sourit
Sur le pont de Recouvrance
Tout de blanc déguisé

Brest magnifique
Ville grise devenue blanche
La plume est tombée
Elle glisse sous la neige sur laquelle va pousser
Un majesteux plumier
Faits de lettres et d'échanges
Faits de mots, de sourires
Faits de partage, de souvenirs

Par Luella - Publié dans : Poème
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